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Qatar 2022 : une coupe du monde raisonnable ? [Exposition virtuelle]


Le 2 décembre 2010, la Fédération Internationale du Football-Association (FIFA) a attribué au Qatar l’organisation de la coupe du monde de football de 2022. Les travaux nécessités par cette compétition sportive se sont traduits sur le territoire de l’Emirat  par une intensification de l’activité de construction d’équipements sportifs, d’infrastructures, de voies de communication, de complexes hôteliers….  Cela n’a pu se faire qu’en faisant appel à plusieurs centaines de milliers de travailleurs en provenance de régions pauvres du globe.
 
Le Khalifa International Stadium en construction
Le Khalifa International Stadium en construction, Doha, Qatar © Private.

Source : Amnesty International France.


Les polémiques sur la manière dont se déroulent les travaux n’ont pas tardé. La presse a rendu compte des conditions d'existence déplorables des travailleurs migrants, non sans difficulté. Plusieurs équipes de reportage ont été arrêtées par la police pour s’être approchées de trop près des chantiers et leur matériel de reportage a été confisqué. Retenus parfois pendant plusieurs jours, les journalistes et leurs cameramen n’ont pas tous récupéré leur matériel, et lorsque cela a été possible ils ont constaté que leurs données avaient été effacées. Néanmoins, cela n’a pas empêché les informations de circuler. 

Le signet de l'exposition et de la confrence de la BU Sciences-STAPSDes ONG de défense des droits humains (Amnesty International, Human Rights Watch, Sherpa,…) ainsi que l'Organisation Internationale du Travail et la Confédération Syndicale Internationale (C.S.I) ont mené des enquêtes sur place. Cela a permis aux populations vivant dans d’autres parties du monde d’avoir une perception plus fine de la réalité économique et sociale du Qatar.
Dans le même temps, des pressions se sont exercées sur l'Emirat et sur la FIFA pour obtenir qu’ils  prennent toutes les mesures nécessaires pour empêcher que se répètent les multiples abus constatés.
 
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L’idée qui préside à la réalisation de cette exposition est simple : il s’agit de profiter de l’exposition médiatique dont le Qatar est l’objet pendant la période de préparation de la coupe du monde pour faire mieux connaître les conditions d’existence des travailleurs expatriés là-bas, principalement ceux qui sont enrôlés sur les chantiers de construction.
 
Ce projet a été rendu possible par l’implication de quelques adhérents des groupes normands d’Amnesty International et par la participation d’un petit groupe d’étudiants de l’UFR STAPS. Coordonné par Claude Lafabrègue, ce travail collectif s’est fondé sur les rapports d’Amnesty International et de la C.S.I ainsi que sur les investigations menées par quelques médias, notamment par le quotidien anglais The Guardian.

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La plupart des photographies figurant dans cette exposition ont été prises par Frédéric Lecloux lors de deux séjours au Qatar en 2016. Elles ont été effectuées dans les camps où sont hébergés les travailleurs népalais dont il a précédemment rencontré les familles au pays, et avec qui est née une relation de confiance et de sympathie. Voyageant au Népal depuis plus de vingt ans, c’est par sa connaissance de la langue et son empathie pour ce peuple qu’il a pu accéder à leurs camps et documenter les conditions de leur vie quotidienne au Qatar.

En revanche, le visiteur de cette exposition ne verra, parmi ces photos, aucune scène d’hommes au travail. Placés sous étroite surveillance, les chantiers du tournoi de football de 2022 sont fermés à tous ceux qui pourraient témoigner à l’insu des autorités qatariennes des conditions dans lesquelles s’effectuent ces travaux de titan.

Cette sélection de photos est complétée par quelques clichés pris à l’occasion des enquêtes menées sur place par Amnesty International et par l’association Sherpa. S’y ajoutent des vidéos réalisées par la Confédération Syndicale Internationale et l’Union Nationale des Footballeurs Professionnels. Qu’ils en soient remerciés.
 
 

Cette exposition se décline en cinq parties

3.   Le travail forcé
4.   Les conditions de vie des travailleurs migrants
4.1 Le travail
       4.1.1 La discrimination salariale selon la nationalité
       4.1.2 L’exposition des ouvriers du bâtiment à de multiples risques
       4.1.3 Les conséquences sur la santé
                   4.1.3a Les maladies et les accidents du travail
                   4.1.3b Un exemple de bataille judiciaire pour être indemnisé
                   4.1.3c Le risque ultime : celui de perdre la vie
5.   Les responsabilités
 
 

Crédits


Contenu rédactionnel :
Kévin ANNE, Julie BERNARD-DUTEIL, Yannis BOUSQUET, Guy BUREL, Maurice DOLBECQ,  Marie-Françoise DESFOUGERES, Emmanuel DESCHREVEL, Eliot HAYNES, Florant HEBERT, Marie-Claude KUGELMANN, Claude LAFABREGUE,  Danièle LE BERRE.  

Photographies :
Frédéric LECLOUX, photographe reporter.

Communication :
Guillaume BOUVIER, Clément FORESTIER, Romain GOSNET, Florant HEBERT, Lamine HAMMOUDI, Alexis JABLONSKI.

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Dernière modification : 26 avril 2017



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